Un hiver chez Nagahori |
| Soupe Ginjo Sake Lees |
Dans la région de Kansai, la soupe sake lees se retrouve souvent sur la table familiale pour le souper, tout comme la tonjiru (soupe miso avec porc et légumes), shijimi jiru (soupe miso avec mye d'eau douce japonaise) et ainsi de suite. Nakamura san concocte sa version, plutôt sublime, à l'aide de lees de « Matsu no Tsukasa », un saké vendu à Nagahori. C'est une sorte de saké connu sous le nom de ginjo, ce qui signifie que les grains de riz ont été bien polis avant d'être utilisés.
Dans un fond à base de maquereau, des carottes kintoki (carottes rouges cultivées dans la région de Kansai), racine de lotus, bardane, ebiimo (genre de pomme de terre taro) et konnyaku (langue du démon) sont mijotés pour extraire et mélanger les saveurs, puis le ginjo sake lees est ajouté. Pour terminer, on ajoute une pincée de shochu. La soupe est garnie de tiges de mitsuba (persil sauvage japonais) et du yuzu (citron japonais) découpé en forme d'aiguilles.
Le shochu est ajouté à la fin, « de manire à ne pas couvrir l'arôme du sake lees, mais au contraire, pour rehausser son parfum et son got. » L'arôme est net et vif. Vous pourriez dire qu'au milieu du goût exquis, mais simple, des racines, repose une soudaine bouffée d'élégance. Ce que confère le ginjo sake lees !
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