C'est le printemps chez Nagahori |
| Iidako no Otsukuri Sashimi de bébés poulpes |
Ce plat de sashimi incorpore différentes variétés de poissons de printemps. Le rôle principal est assumé dans ce plat par l' iidako (sorte de bébé poulpe), qui trône au milieu du plat. Il est secondé par des ?ufs crus d' iidako , servis dans un kozuke (petit bol) placé sur l'assiette á côté des autres aliments. Le principe général de ce plat est que l'on presse un sudachi (agrume japonais) sur les ?ufs crus, qui sont aussi assaisonnés de sauce de soja. On trempe le sashimi iidako dans cette sauce avant de le manger. Néanmoins, même pour un gourmet, les ?ufs de poulpe crus peuvent s'avérer une expérience insolite, dont le concept peut rebuter certains.
Nakamura sert cette spécialité printaniére depuis plus de quinze ans. "Par exemple, le tomoae est un plat qui réunit la chair et le foie de l'ormeau au sein d'un seul assaisonnement. Ce plat repose sur le même principe. L 'iidako est généralement servi sakurani (anneaux de sépia bouillis dans du saké et du mirin ). Je me demandais á quoi pouvait ressembler cet ingrédient cru. J'ai essayé...et ca vaut vraiment le coup !"
On commence par détacher la poche d'encre de la pieuvre, puis le sac d'?ufs, un peu plus loin dans l'abdomen. On frotte légèrement dans du sel le corps et les tentacules de l'animal, puis on les blanchit á l'étuvée avant de les rincer á l'eau froide. On fait sortir les ?ufs du sac pour les placer dans le kozuke . La plupart des clients n'ont jamais vu d'?ufs de poulpe crus. Cette nouveauté suffit á les surprendre : les ?ufs ressemblent á des grains de riz translucides, ont une consistance molle et collante et le gout umami caractéristique des ?ufs de poisson. Leur saveur est plus que suffisante pour leur permettre d'être servis en plat en accompagnement du saké. Le poulpe iidako pond deux fois par an, au printemps et á l'automne. Ce sont les seules saisons où l'on peut trouver les ?ufs frais et les intégrer dans la spécialité de sashimi de Nagahori.
Le plat est disposé comme suit : en partant du centre, dans le sens des aiguilles d'une montre : hari ika (seiche dorée) de Senshu, Osaka ; sayori (demi-bec) d'Amakusa, en préfecture de Kumamoto ; hirame (poisson plat) d'Akashi, en préfecture de Hyogo, shima-aji (thon rouge) de Kada, en préfecture de Wakayama, et tai (dorade), également de Kada. Le tout est garni de fleurs de komatsuna (moutarde-épinard japonaise), de Mishima udo et de wakagobo étuvé, qui confèrent á ál'ensemble un parfum de printemps.
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